17 novembre 2004
le dé à coudre

L'anneau protège doigt sur lequel est montée une plaque ovale date de la fin XIX° siècle. Le plus ancien est le dé de gauche datant de 1800 environ<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
De nombreux musées présentent des dés datant du Moyen-âge ou même plus anciens.
Mais d'où vient le dé ?
A-t-il toujours existé tel que nous le connaissons ou a-t-on transformé une bague pour qu'elle puisse servir de dé?
Le dé n'a pratiquement pas changé depuis des siècles Il a toujours eu la forme d'un petit godet en métal ou en matière dure quelconque dans lequel les couturières enfilent un doigt pour pousser l'aiguille à travers le tissu.
Cependant il existe aussi des protège-doigts qui ont la forme d'une bague sur laquelle on a monté une plaque. L'idée que le dé vienne de la bague est donc justifiée.
On a trouvé un dé en métal ayant la forme des dés actuels dans les ruines de Pompéï et l'on sait que puisque les soldats romains devaient entretenir eux-mêmes leurs vêtements, les aiguilles et le dé faisaient partie de leur équipement habituel.
Jusqu'à l'invention de la machine à coudre, il y a cent cinquante ans, on cousait tout à la main; le dé était donc une marchandise importante. Au début du XVII° siècle, les Hollandais inventèrent une machine qui simplifiait la fabrication des dés en série et l'industrie du dé prit de l'ampleur dans de nombreux pays, mais jamais les dés les plus beaux et les plus rares n'ont été fabriqués en série.
Les dés d'or et d'argent finement travaillés et ornée d'incrustation de pierres précieuses, d'émail de nacre ou de motifs en porcelaine sont de véritables oeuvres d'art.
Mais quelle que soit leur valaur marchande et artistique, tous les dés possèdent le même sommet arrondi ou plat doté de petites alvéoles qui empêchent l'aiguille de glisser quand on la pousse.
Pendant des siècles, lors des fiançailles, la tradition a voulu que les jeunes gens offrent à leur promise des dés particulièrement ouvragés.