26 mai 2005
maladies des rosiers
On la détecte généralement par la chute précoce du feuillage. Elle prend la forme de pustules poudreuses et oranges sous les feuilles, ou bien d'auréoles rougeâtres sur le dessus. Le champignon se transmet au gré du vent, du printemps à l'automne.
En préventif, évitez la proximité de plantes qui sont sujettes à cette affection, comme les roses trémières notamment.
En curatif, supprimez immédiatement les feuilles contaminées. Pulvérisez de l'extrait de prêle.
PUCERONS
Ces amateurs de sève adorent les jeunes pousses et bourgeons des rosiers, qu'ils assaillent généralement au printemps.
En préventif au printemps arrosez à 3 reprises espacées de 2 semaines vos rosiers au pied avec une solution de purin d'orties.
En curatif vous pouvez pulvériser de l'eau savonneuse ou du purin de fougère sur le feuillage le soir. Si l'attaque est limitée, vous pouvez essayer la lutte biologique à l'aide de coccinelles (dont les larves raffolent des pucerons), voire écraser les quelques pucerons du bout des doigts. C'est peu ragoûtant, mais c'est efficace !
TACHES NOIRES
Cette maladie spectaculaire rend les feuilles jaunes, avec des taches arrondies du violet au noir.
Elle est provoquée par un champignon, le marsonia, qui sévut surtout lors des fortes chaleur.
Il est bon de rappeler que ce genre de maladie peut "hiverner" et rattaquer vos plantes d'une année sur l'autre. En préventif, il est donc utile de rappeler la nécessité de nettoyer convenablement vos rosiers à l'automne (suppression des feuilles malades, du bois mort, et traitement de fond à la bouillie bordelaise).
En curatif, supprimez les feuilles atteintes pour limiter la propagation et pulvérisez une solution d'extrait de prêle.
CHLOROSE
Le feuillage du rosier s'éclaircit peu à peu,jusqu'à devenir jaune clair/blanc. C'est le signe qu'il n'arrive pas à puiser le fer dans le sol, qui est certainement trop lourd ou trop calcaire.
En curatif, essayez l'extrait de prêle (traitement biologique) à pulvériser plusieurs fois à une semaine d'intervalle. Si l'attaque est modeste, supprimez les parties attaquées.
En préventif, pulvérisez au printemps du soufre micronisé.
Les attaques suivent généralement les fortes variations de températures, au printemps et à l'automne, lorsqu'il fait frais la nuit et parfois assez chaud la journée.
Cette maladie est dûe à un champignon microscopique. Le blanc des rosiers est un feutrage qui s'attaque à la partie supérieure des tiges (feuilles et bourgeons).
L'OIDIUM
En curatif, faites régulièrement des apports de fer en solution dans l'eau d'arrosage (disponible dans les jardineries sous l'appelation "anti-chlorose").
En préventif, achetez vos rosiers chez un pépinièriste local, qui choisit des porte-greffes adaptés au sol de votre région. Incorporez un bon compost à la plantation ; faites un large trou.
19 novembre 2004
Plantation d'un arbre fruitier
Plantation d'un arbre fruitier
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A la Sainte Catherine (25 novembre), tout bois prend racine, raconte le dicton. Sans le prendre au pied de la lettre, en automne la terre est à la fois chaude et humide: s'il ne gèle pas, c'est une période idéale pour planter les arbres fruitiers.
Choix de l'arbre
L'espèce et la variété de l'arbre fruitier que vous allez planter doivent être sérieusement étudiées. En effet, il devra s'adapter correctement au sol et au climat de votre jardin (ceci tient surtout au porte greffe). En outre, à moins que l'arbre ne soit autofertile, vous devrez posséder à proximité une variété pollinisatrice, sans quoi faute de fécondation vous n'obtiendrez pas de fruits!
Ensuite, selon que vous êtes pressé ou au contraire intéressé par la taille des jeunes sujets, vous choisirez un scion (jeune branche greffée depuis 1 an), un baliveau (scion de 2 ans doté de branches latérales) ou directement un demi-tige (scion de 3 ans avec 4 à 5 branches bien formées).
Un bon pépiniériste doit pouvoir vous assister dans ces choix.
Creuser un trou
Le trou de plantation devra être ouvert 2 à 3 semaines avant la plantation. Aussi large que profond (60x60x60 cm), vous réserverez sa terre de côté, en séparant la couche superficielle (terre riche qui sera remise au fond) de la couche profonde (apauvrie).
Préparation de l'arbre
2 opérations doivent être conduites pour favoriser une bonne reprise:
La première est "l'habillage" des racines, qui consiste à tailler l'extrémité des grosses racines.
La deuxième consiste à plonger tout le système racinaire dans un seau de pralin, solution vendue toute prête ou préparée par vos soins avec de la boue. Le but est double: fertilisation et maintien des racines à l'humidité.
Mise en place
Pour pousser bien droit, un jeune fruitier a besoin d'un tuteur. Celui-ci doit être enfoncé dans le trou avant la mise en place de l'arbre.
La profondeur à laquelle placer les racines est déterminée par le bourrelet de greffe (renflement cicatriciel bien visible sur le tronc), qui doit arriver juste au niveau du sol.
Pour vous en assurer, vous pouvez vous aider d'un bâton jeté en travers du trou.
Rebouchez ensuite le trou avec un mélange composé de la terre extraite, à laquelle vous aurez incorporé un bon fumier. Secouez les racines pour ne pas laisser de poche d'air, très préjudiciable.
Pour finir...
Accrochez soigneusement l'arbre à son tuteur; ne serrez pas trop les liens, qui pourraient abîmer le tronc pendant la croissance. Ménagez au pied de l'arbre une cuvette, qui facilite les arrosages. Vous commencerez d'ailleurs ceux-ci immédiatement, en humidifiant généreusement la terre de façon à bien la tasser.







